lundi 1 juillet 2013

japanimation

COWBOY BEBOP [1998]


Studio : Sunrise (Nicky Larson, etc.)

De : Shin'ichirō Watanabe [Japon]

Série de 26 épisodes.

Que voulez-vous que j'vous dise ? Je sais pas moi... J'ai commencé à aimer ça avec Akira, Lain et Cowboy Bebop. Vous faire apprécier un japanime après ça, c'est comme demander à une pute de jouir après trois passes successives. Je peux plus, les gars, je peux plus. J'y ai cru pourtant, quand, des années après, je me suis décidée à le revoir. Ben non, c'était plus ça, comme avant. Sont bien sympas les trois loustics, mais le cabot et le gosse m'ont encore plus portés sur le système qu'à l'époque. C'est pour te dire. Et ouais, et ouais, je suis d'une gé-né-ra-tion désenchantééée (tout est chaos à côté tous mes idéaux des mots abîmés je cherche une âme qui pourra m'aider). Bref, je suis foutue les gars. Je vous assure, jure et tout ça : je ne reverrai cet anime qu'une seule et dernière fois dans ma vie. Sississi : avec mon gosse et mon cabot, s'ils veulent. Le cabot a intérêt à y mettre du sien.
Sans déconner : à voir, avant 25 ans.

vendredi 28 juin 2013

série tévé

GAME OF THRONES [2011-2013]

Titre français : LE TRÔNE DE FER

De : David Benioff et Dan B. Weiss [États-Unis]

Chaîne : HBO

Format à ce jour : 3 saisons x 10 épisodes x 52 minutes.

   Tandis que la télé banalise des crimes de plus en plus odieux, vous vous demandez sans doute comment lutter contre la morosité ambiante. Celle qui réside dans votre Vie De Merde ou bien dans celle des autres ? Et bien La Tribune de Liria a trouvé LA solution ! Oui, vous avez bien entendu : avec Game of Thrones, faites enfin fi de tous vos soucis. Madame, vous ne savez plus comment maigrir durablement et vous déprimez face au délai qui vous sépare de vos prochaines vacances ? Monsieur, vous ne savez plus pour qui voter aux prochaines présidentielles ni comment faire face à la prochaine échéance de votre crédit immobilier ? Mademoiselle, vous ne savez plus comment bien faire pour améliorer votre relation avec votre mère et trouver un nouveau petit ami ? Et bien après quelques épisodes de Game of Thrones, tout cela n'aura plus autant d'importance pour vous. Trouvez enfin la différence entre "vivre" et "survivre" et la définition du mot "précaire". Tout ceci peut sembler bien obscur, mais prendra bientôt sens pour vous, croyez-moi sur parole !
Règle numéro 1 : ne s'attacher à aucun personnage (ni bon, ni méchant).
Règle numéro 2 : ne s'attacher à aucun membre des personnages (ni gauche, ni droit).

mardi 18 juin 2013

fooding

L'ENDROIT

Adresse : 6 rue du Petit Saint-Jean à Montpellier.

Réservation : 04.34.11.55.10.

Site : http://www.lendroit-resto.com/

Restaurant-bar.

Un nom commun, un logo conventionnel, une devanture bas de gamme, une clientèle friquée mais pas branchée et une présentation ("tasting food-vin-champagne", "plus besoin de choisir, faites-vous plaisir !", etc.) qui laissent de marbre. Mais : une ambiance chaleureuse, une cave sous les pieds, des serveurs aux petits soins, des petits plats malins et gourmands, une carte des vins enivrante et un rapport qualité-prix qui m'ont donnés envie d'y retourner. Évitez tout de même les tables situées près du comptoir, où trônent à qui mieux-mieux plateaux d'huîtres de Bouzigues gratinées et DG de Montpellier requalifiés. Ne pas confondre les deux. Comptez 30€ par tête de pipe.
L'endroit où j'ai appris que mauvaise comm et bonne chère, tels l'huile et le vinaigre, ne peuvent pas se mélanger.

lundi 3 juin 2013

literatura

L’ÉLÉGANCE DU HÉRISSON 
[2006]

De : Muriel Barbery [France]

Mon édition : Folio n°4939 [prix : 7,60€]

Roman de 410 pages.

Je me souviens encore (jusqu'à quand ?) de la fille qui m'avait conseillé de lire ce livre. Elle, c'était son père qui le lui avait prêté. On s'imagine toujours quelque dessein secret tapi derrière un conseil de lecture : peut-être qu'il ou elle m'a reconnu dans un des personnages, qui sait si je n'ai pas dit quelque chose qui a été plus ou moins théorisé dans ce bouquin, et si jamais ce livre contenait la recette qui me rendrait enfin heureux ? Alors que bien souvent il n'y a aucun clin d’œil derrière une recommandation littéraire. Sauf, peut-être, l'envie de partager une émotion. Ce qui n'est déjà pas si mal... La fille n'est plus là. Quand bien même : j'ai lu L'élégance du hérisson. Et bien sûr : je ne me suis reconnue dans aucun des personnages, je ne pense pas comme eux et sa lecture ne m'a rien apportée. A peine m'a-t-elle divertie. Ce qui n'est déjà pas si mal... La fille n'est plus là pour que nous en discutions toutes les deux comme de vieilles amies. Avec le verre de vin et les cigarettes de circonstance. Je lui aurais dit que c'était une histoire triste, à la fin. Que je lui trouvais des points communs avec Paloma, indubitablement. Est-ce que tu m'as conseillé ce livre parce que Barbery tenait un blog sur le Japon (http://muriel.barbery.net/) ? Oui... triste histoire, à la fin. Ce qui n'est déjà pas si mal...
A Nathalie, indubitablement.

mardi 21 mai 2013

fooding

RESTO BURGER


Adresse : 19 place aux Herbes à Uzès.

Réservation : 04.66.20.21.03.


Comme son nom l'indique. 

Uzès : bourgade située près de Nîmes, plus connue pour son musée du bonbon Haribo que pour son restaurant à hamburgers ! C'est bien dommage puisque c'est une des seules choses dont je me souvienne : la cathédrale Saint Théodorit et sa tour Fenestrelle, les voutes de la place aux Herbes et cet établissement qui ne payait pas de mine et qui sentait un peu le piège à touristes il faut bien l'avouer... mais ça c'était avant de mordre dans un de leurs délicieux burgers maison ! Un des meilleurs que j'ai jamais mangé dans un restaurant ! Je plains les gens qui n'auront pas fait le détour par son centre ville classé. Pensez-y la prochaine fois que vous irez vous ravitailler en schtroumpfs et en dragibus.
Un hamburger à Hariboland.  

lundi 6 mai 2013

bédé

WATCHMEN [1986-1987]

De : Alan Moore (scénario),
Dave Gibbons (dessin) et John Higgins (couleurs) [Angleterre]

Mon édition : édition intégrale,
DC Comics/Panini France, 2009.

Bande-dessinée en 12 épisodes.

Bon sang ! Qu'est-ce que c'est dur d'écrire ! Et je ne vous parle pas d'un roman ! Qu'est-ce qui m'a pris de tenir un blog, de penser que ça serait aussi facile que dans mes fantasmes ? Je veux dire : j'adore Watchmen ! J'aimerai tant vous en parler de façon à ce que vous ayez envie de le lire. Mais je ne connais rien aux comics vu que les super-héros ne m'ont jamais intéressée (ils sont chiants et ridicules). Est-ce que vous pouvez vous passionner pour un homme parfait, vous ? Moi, non : j'aime les anti-héros. (Im)parfaitement ! Ceux dont on ne saurait dire s'ils sont bons ou méchants, qui sont les deux à la fois. Les héros non pas par vocation mais par névrose, pas des surhommes avec des super-pouvoirs. Comme dans Watchmen : des hommes et des femmes qui se lancent, sans trop savoir pourquoi, dans la lutte contre le crime. Sans imaginer les conséquences de leurs actes. Sans savoir que leur aventure s'étalera sur plusieurs générations... Bref : s'il ne devait en rester qu'un seul, j'éliminerai tous les Supermen pour sauver les Watchmen.
Et pour ceux qui n'aiment pas lire, même quand il y a des dessins : le film (américain) est fidèle au comics (anglais).

mardi 16 avril 2013

fooding

BISTROT D'ANTOINE

Adresse :
27 rue de la Préfecture 
à Nice.

Réservation : 04.93.85.29.57.

Comme son nom l'indique.  


Il y a des gens qui se fichent totalement de la déco d'un restaurant, pourvu qu'on y mange bien et qu'on ressorte de là rassasié. Ce n'est pas mon cas. Que voulez-vous : j'aime ça, les petites attentions. Que le chef lève le nez de ses casseroles pour me saluer avec un grand sourire lorsque je rentre dans son établissement. Que l'on me serve une coupelle d'olives du coin et du pain maison encore chaud dès que j'ai pris place à table. Que mon œil soit ravi par ce qu'il voit, des plats jusqu'aux murs, en passant par le mobilier. Que le passage obligé aux toilettes soit un moment raffiné. Oui, tout ça est très important pour moi, et pour le patron du Bistrot d'Antoine aussi, visiblement. "Bistrot" et non "Le Bistrot". Car on est ici dans les anciens murs du Bar Antoine, haut lieu de l'identité niçoise. Au menu : cuisine canaille à s'en lécher les babines, produits de saison provenant des étals du Vieux-Nice (pour preuve : j'ai croisé, en sortant, le boucher en tablier qui venait livrer les cuisines pour leur second service !) et carte des vins infaillible. Comptez 30€ pour un menu.
Viva, viva, Nissa la bella !

lundi 8 avril 2013

kinéma

LE HOBBIT : 
UN VOYAGE INATTENDU 
[2012]

De : Peter Jackson
[Nouvelle-Zélande]

Durée : 2H50.

Je me demande sérieusement si certains d'entre vous n'y mettent pas du leur afin que la vie soit moins belle. Notamment ceux qui me disent qu'ils ne sont pas allé voir ce film car ils ont loupé un des volets du Seigneur des Anneaux ou qu'ils n'ont jamais trouvé le temps de s'y intéresser car chaque film avoisine les trois heures. Ahem : vous n'êtes que des sots, vous qui ignorez la chance que vous avez de saisir l’œuvre de Tolkien en quelques heures à peine ! Sans parler du fait qu'Un voyage inattendu est le premier épisode de la trilogie à venir : deux autres suivront, qui feront le lien avec les trois Seigneur des Anneaux. De quoi rectifier le tir ! Ne vous privez pas, je vous en prie, d'un tel spectacle ! Même moi, la dure à cuire, je ne m'attendais pas à une telle débauche de moyens. Il n'en fallait pas moins pour retranscrire l'extraordinaire genèse qui nous est contée dans Le Hobbit. Je ne m'en suis toujours pas remise, même si la magie qui a nimbé les jours qui ont suivi celui où je suis allé le voir au cinéma s'est peu à peu dissous dans les petits et gros tracas de la vie. Un p'tit point négatif, pour la route ? Oui, je dois bien pouvoir vous trouver ça : Peter Jackson nous aguiche avec le dragon telle une pute de bas étage. Gare à toi si tes deux prochains films ne sont pas à la hauteur de celui-ci, ou si tu déforme par trop ce petit bouquin, qui contrairement aux Seigneurs se lit plus vite qu'il ne se voit !
Bilbon > Frodon

mardi 19 mars 2013

fooding


PIERRE SANG IN OBERKAMPF


Adresse : 55 rue Oberkampf  dans le 11ème à Paris.

Ne prend pas de réservation. 

Site : http://pierresangboyer.com/

Cuisine d'auteur.

La photo n'est pas de moi. Mais je l'ai trouvée amusante : Pierre Sang cuisinant directement sur son comptoir avec les néons de Super U au loin. Je me demande encore qui a ouvert en premier : Pierre Sang ou bien la supérette ? Quand bien même... Une place rue Oberkampf, ça ne se refuse pas ! Dès mon retour, tout le monde - comprenez : tous ceux qui n'osent pas aller dans le restau d'un ex-candidat d'une émission de télé-réalité - a voulu savoir comment s'était passé ma soirée : alors ? Alors ? Tu as pris des photos ? Non, j'étais bien trop occupée à discuter avec l'ex-candidat de Top Chef. Qui ne l'a certes pas gagnée, mais qui avait su remettre Cyril Lignac à sa place. J'y étais allé sans trop de conviction pourtant, mais comme il était tôt et qu'il n'accepte pas les réservations, j'ai fini en face de sa cuisine. Où m'attendait une énorme motte de beurre artisanal et quelques tranches XXL de fromage qui m'ont émoustillée avant même de m'asseoir. On m'explique le concept : menu unique, 6 plats à 35, possibilité d'opter pour un accord mets et vins pour 30€ de plus. Ok, je signe où ? Quel défilé mes aïeux ! Un menu vraiment unique pour le coup : du sur-mesure, créé sur le moment, servi dans l'instant, dégusté les yeux fermés et en souriant. Ludique aussi car le sommelier, tonique de fût, ne me présentait les plats qu'après les avoir terminés. J'ai tenté une petite critique et Pierre Sang l'a parfaitement acceptée, signe qu'il n'a pas chopé le melon bien qu'il y ait largement de quoi. S'en suit une petite conversation improvisée : Montpellier ? Mais j'y ai habité pendant 4 ans, quartier Saint Roch. Mais chut, je n'en dirai pas plus, si ce n'est que je n'ai pas le droit d'y remettre les pieds sans une bouteille de Picpoul. Pour sûr, Monsieur Sang sait recevoir.
Une raison de plus d'aller faire un tour dans le quartier.

lundi 11 mars 2013

kinéma

GOD BLESS AMERICA [2012]

De : Bobcat Goldthwait [États-Unis]

Durée : 1H45.

God bless America est un film qui frappe les States là où le bât blesse : en plein dans la téléréalité, à l'heure où allumer sa télé revient à ouvrir une vanne à purin dans son propre salon. Te souviens-tu du moment précis où tout a dérapé ? Quand la pub à cesser de te faire rigoler et les programmes de t'intéresser ? Réfléchis-bien, ça doit se situer peu après de l'arrivée de la téléréalité. L'air de rien, et surtout comme si l'incivilité, la vulgarité et l'égoïsme ne gâchaient pas assez notre existence au quotidien, voilà qu'un, deux, dix, cent programmes de téléréalité ont débarqué puis envahi le paysage audiovisuel façon trojan. Au début nous étions curieux, puis ensuite amusés et un peu voyeurs aussi, aujourd'hui nous sommes complètement écœurés. On le savait pourtant : il n'y aurait pas de limite à la téléréalité qu'ils nous avaient dit. Et ils avaient raison : seriez-vous vraiment étonnés si on lançait un programme du genre Battle Royale ou Cube ? Après tout, certains candidats ne sont-ils pas morts après leur passage dans l'un ou l'autre de ces programmes ? Le plus abominable c'est que ce sont surtout les enfants qui regardent. Toute une génération, élevée à l'immoralité, depuis une dizaine d'années : ça promet. Ça fait peur aussi. Assez pour vous conseiller un film où deux personnes n'ayant plus rien à perdre (un adulte divorcé, condamné et au chômage et une fillette qui ne croit pas en l'avenir) se mettent à dézinguer tout ceux que l'on exècre : de la star narcissique considérant autrui comme de la merde, en passant par des inconnus lambdas irrespectueux qui se croient tout permis jusqu'aux gosses irrécupérables pourri-gâtés jusqu'à la moelle. Bam, bam et bam : pfiou, qu'est-ce que ça fait du bien...
L'auteur de ce blog souhaite l'interdiction pure et simple de la téléréalité et l'emprisonnement rétroactif de ses stars.

mardi 19 février 2013

fooding

THE BEEHIVE

Adresse : 15 rue du Plan d'Agde 
à Montpellier.

Réservation : 09.66.94.53.71.

Pub anglais.

Bon, OK, j'avoue : ce n'est pas la carte du Beehive qui m'a attirée dans ce pub, mais bien la faim qui me tenaillait depuis une bonne heure déjà, passée à boire du rosé avec des amis au Saint Roch tout proche. J'y suis retournée à maintes reprises depuis, toujours pour déjeuner et dans le but secret de goûter à tous leurs plats. Simples mais dépaysants. Car le Beehive n'est pas un pub à l'anglaise, c'est un vrai pub anglais délocalisé à Montpellier. Au menu : déco rétro-kitsch, télévision retransmettant du rugby à toute heure, standards pop-rock en fond sonore et cuistot britiche pure souche. Et à la carte : burgers et plats traditionnels tel que le fish and chips, servis copieusement s'il vous plaît. Oubliez les desserts donc, mais pensez à commander une pinte maltée pour pousser un peu. Comptez 10€ pour un plat.

THE bonne adresse pour bruncher bon et pas cher un dimanche matin :
A full breakfast english, please ! 

lundi 4 février 2013

kinéma

 BABEL [2006]



De : Alejandro González Iñárritu [Mexique]

Durée : 2H23.


Alejandro, l'aficionado des mauvais concours de circonstances et des effets domino-papillon, frappe une troisième et dernière fois.

Le hasard fait décidément mal les choses.