lundi 20 juillet 2009
gribouillages


dimanche 19 juillet 2009
literatura
Est-ce que je vous ai déjà parlé de ma mère ? Marie Conde fait partie du Club France Loisirs. Sous la dénomination "Club" se cache en fait un système de vente de livres par abonnement. De cette manière, elle doit se rendre dans leur boutique tous les trois mois afin d'acheter quelques livres sous peine de rupture de contrat. Comme dans n'importe quel abonnement en somme. Elle s'y complaît, dans son rôle de cinquantenaire pseudo-branchée je veux dire. Elle qui détestait mes hors-forfaits lorsque j'étais adolescente adore sortir de sa boutique France Loisirs, le cabas rempli de culture. Une fois arrivée chez elle, il ne lui reste plus qu'à insérer ses nouvelles acquisitions dans sa bibliothèque... sans même prendre le temps d'ôter leur emballage en cellophane ! Des rayons de livres France Loisirs non-lus et sous plastique. Non, vraiment ? Je ne vous ai jamais parlé de ma mère ?
Autant vous dire que je n'éprouve aucun regret à lui en voler un de temps en temps, ce qui explique la présence de livres France Loisirs dans ma propre bibliothèque. Les chiens ne font pas des chats après tout. Il se trouve qu'après avoir lu Plateforme, je n'aurais pas pu rêver d'une meilleure édition pour ce roman de Houellebecq. Un romancier que j'étais sûre de détester de par sa médiatisation, de par sa gueule ainsi que par la liste de ses amis et ennemis tous aussi pathétiques les uns que les autres; un homme lynché en direct par sa propre mère [auteure de L'innocente, autobiographie] et moi qui était là, toute chaude depuis ma chronique de Marc Lévy, prête à en découdre à qui mieux-mieux avec du romancier-publicitaire français. C'était trop beau... pour être vrai. Michel, que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Plateforme qu'on m'avait présenté comme un roman pornographique de seconde zone s'avère être un récit dystopique plutôt bon. On y trouve tous ses chevaux de bataille : critique du monde moderne, de la mondialisation qui nous individualise de plus en plus, de la misère affective, de l'Islam, des français Bidochons, etc. Un gros "Je t'emmerde petit pédé" dopé à la scènette porno. Je me sens triste et tièdement occidentale après avoir lu Plateforme. Et convaincue que j'aurais été la première à le défendre contre tous les chefs d'accusation qui pèsent sur lui depuis. Houellebecq serait raciste, islamophobe et défendrait la prostitution à travers le tourisme sexuel. Oui et non, ceux qui pensent ça de lui n'ont pas dû y piger grand chose en fait. Michel, je ne t'aime pas, mais je comprends les opinions que tu exposes dans Plateforme. Allez, fais pas la tête, c'est déjà pas mal... t'as fais mieux que Marc !
Autant vous dire que je n'éprouve aucun regret à lui en voler un de temps en temps, ce qui explique la présence de livres France Loisirs dans ma propre bibliothèque. Les chiens ne font pas des chats après tout. Il se trouve qu'après avoir lu Plateforme, je n'aurais pas pu rêver d'une meilleure édition pour ce roman de Houellebecq. Un romancier que j'étais sûre de détester de par sa médiatisation, de par sa gueule ainsi que par la liste de ses amis et ennemis tous aussi pathétiques les uns que les autres; un homme lynché en direct par sa propre mère [auteure de L'innocente, autobiographie] et moi qui était là, toute chaude depuis ma chronique de Marc Lévy, prête à en découdre à qui mieux-mieux avec du romancier-publicitaire français. C'était trop beau... pour être vrai. Michel, que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Plateforme qu'on m'avait présenté comme un roman pornographique de seconde zone s'avère être un récit dystopique plutôt bon. On y trouve tous ses chevaux de bataille : critique du monde moderne, de la mondialisation qui nous individualise de plus en plus, de la misère affective, de l'Islam, des français Bidochons, etc. Un gros "Je t'emmerde petit pédé" dopé à la scènette porno. Je me sens triste et tièdement occidentale après avoir lu Plateforme. Et convaincue que j'aurais été la première à le défendre contre tous les chefs d'accusation qui pèsent sur lui depuis. Houellebecq serait raciste, islamophobe et défendrait la prostitution à travers le tourisme sexuel. Oui et non, ceux qui pensent ça de lui n'ont pas dû y piger grand chose en fait. Michel, je ne t'aime pas, mais je comprends les opinions que tu exposes dans Plateforme. Allez, fais pas la tête, c'est déjà pas mal... t'as fais mieux que Marc !
Le Michel il en a marre de la France. Tous ces risques qu'il faut prendre pour trouver de la drogue coupée et des putes périmées. Vive les séjours Tropic Thaï du Club Med !
série tévé
ROME[2005 à 2007]
Chaînes : HBO, BBC Two et Rai Due
Créé par : John Milius, William J. MacDonald et Bruno Heller
Créé par : John Milius, William J. MacDonald et Bruno Heller
1 saison de 12 épisodes + 1 seconde saison de 10 épisodes x 55 minutes par épisode
NON, y'a pas à chipoter, mon timing pour mater cette série à succès était le bon. Rome est idéale pour occuper ses longues après-midi d'été caniculaire. Je vous la recommande donc très chaudement en vous suggérant de vous allonger nonchalamment sur votre canapé, d'augmenter la puissance de votre ventilo, avec un verre de vin et une coupelle d'olives à portée de main. Vous m'en direz des nouvelles...
A vrai dire, forte de mes sept années de latin, je m'attendais au pire... Mais en découvrant leur casting quasi-parfait mes craintes furent rapidement balayées; leur scénario se défend bien tout en se gardant de tomber dans les clichés que l'on associé généralement à la vie de César et de ses acolytes. Rien n'est oublié : on passe des intrigues de Cour à la vie plébéienne avec une facilité presque déconcertante grâce à un subterfuge bien connu du cinéma américain, raconter une histoire en marge de l'Histoire. Rome donne ainsi la vedette à deux centurions de César cités dans la Guerre des Gaules, Titus et Lucius. Leur rivalité, leur amitié et leurs amours nous tiennent tout autant en haleine que les faits d'arme et de corruption du Sénat romain. C'est bien simple, je les regrette déjà depuis que j'ai terminé cette série-péplum. Dès lors, un petit vent polythéiste souffle sur mes humeurs estivales. Par Hadès, qu'on m'apporte un glaive ! Caliente.
A vrai dire, forte de mes sept années de latin, je m'attendais au pire... Mais en découvrant leur casting quasi-parfait mes craintes furent rapidement balayées; leur scénario se défend bien tout en se gardant de tomber dans les clichés que l'on associé généralement à la vie de César et de ses acolytes. Rien n'est oublié : on passe des intrigues de Cour à la vie plébéienne avec une facilité presque déconcertante grâce à un subterfuge bien connu du cinéma américain, raconter une histoire en marge de l'Histoire. Rome donne ainsi la vedette à deux centurions de César cités dans la Guerre des Gaules, Titus et Lucius. Leur rivalité, leur amitié et leurs amours nous tiennent tout autant en haleine que les faits d'arme et de corruption du Sénat romain. C'est bien simple, je les regrette déjà depuis que j'ai terminé cette série-péplum. Dès lors, un petit vent polythéiste souffle sur mes humeurs estivales. Par Hadès, qu'on m'apporte un glaive ! Caliente.
jeudi 2 juillet 2009
literatura
SEPT JOURS POUR UNE ÉTERNITÉ... [2002]De : Marc Lévy [France]
Publié par les éditions Pocket - livre de poche n°12034
Roman de 313 pages.
Je tiens à clarifier les choses dès le début : ce livre m'a été offert ! Je ne l'ai pas acheté de mon propre chef. J'ai une sainte horreur de ces auteurs du moment, ceux du genre inévitables. Et comme il est impossible de passer à côté de son dernier roman [Le premier jour] à chaque fois que l'on entre dans une librairie, que la critique branchouille s'est évertuée à le faire tomber de son piédestal, je me suis dit : pourquoi pas ? Hélas pour moi qui n'imaginait pas alors l'ampleur des dégâts, moi qui suis du genre à aimer tous les livres qui m'ont séduits, parce que je suis fondamentalement bonne et tout ça...
Il est tellement facile de détester un roman de Marc Lévy... Jusqu'à l'auteur lui-même, issu d'un milieu aisé, qui après avoir échoué dans la création d'entreprise en Amérique et ceci à plusieurs reprises a décidé d'arrêter de courir après les prix décernés par les Chambres de Commerce pour devenir écrivain - finalement ça revient au même [Prix Goya du premier roman + prix Lucien Barrière = mazette!] et puis les nanas se déshabillent plus vite, comme amoureuses. J'irai encore plus loin : depuis Marc Lévy je comprends mieux pourquoi certains auteurs utilisent des pseudonymes pour publier.
Il n'y a strictement rien à sauver dans ce roman, si ce n'est une simple idée de départ, comme nous en avons tous quand le regret de ne pas écrire ou de ne pas être lu vient nous étreindre quelque membre, tel un rhumatisme. Une idée ma foi fort mal développée. Soutenue par une écriture pauvre, digressive mais digressive dans le sens où ça ne mène à nulle part. Et en refermant son livre on ne se sent pas plus enrichi qu'au début, au contraire, certains pans de notre imagination déjà fragile parce qu'adulte nous sont désormais interdits à tout jamais.
"Oui mais Marc Lévy ça vide la tête et j'ai pensé que ça te ferait du bien en ce moment". Non Charlotte, ça ne m'a pas fait du bien. Si je voulais me vider la tête je serai allé sur la plage me dorer la couenne, sans emporter de roman de Marc Lévy. Visiblement j'ai préféré lire ce cadeau à retardement plutôt que de sourire à la mer comme si j'avais trouvé ma place en ce bas monde. Car il y a plus de choses dans un château de sable et des coquillages érodés que dans tout un roman de Monsieur Lévy. Atchoum.
Il est tellement facile de détester un roman de Marc Lévy... Jusqu'à l'auteur lui-même, issu d'un milieu aisé, qui après avoir échoué dans la création d'entreprise en Amérique et ceci à plusieurs reprises a décidé d'arrêter de courir après les prix décernés par les Chambres de Commerce pour devenir écrivain - finalement ça revient au même [Prix Goya du premier roman + prix Lucien Barrière = mazette!] et puis les nanas se déshabillent plus vite, comme amoureuses. J'irai encore plus loin : depuis Marc Lévy je comprends mieux pourquoi certains auteurs utilisent des pseudonymes pour publier.
Il n'y a strictement rien à sauver dans ce roman, si ce n'est une simple idée de départ, comme nous en avons tous quand le regret de ne pas écrire ou de ne pas être lu vient nous étreindre quelque membre, tel un rhumatisme. Une idée ma foi fort mal développée. Soutenue par une écriture pauvre, digressive mais digressive dans le sens où ça ne mène à nulle part. Et en refermant son livre on ne se sent pas plus enrichi qu'au début, au contraire, certains pans de notre imagination déjà fragile parce qu'adulte nous sont désormais interdits à tout jamais.
"Oui mais Marc Lévy ça vide la tête et j'ai pensé que ça te ferait du bien en ce moment". Non Charlotte, ça ne m'a pas fait du bien. Si je voulais me vider la tête je serai allé sur la plage me dorer la couenne, sans emporter de roman de Marc Lévy. Visiblement j'ai préféré lire ce cadeau à retardement plutôt que de sourire à la mer comme si j'avais trouvé ma place en ce bas monde. Car il y a plus de choses dans un château de sable et des coquillages érodés que dans tout un roman de Monsieur Lévy. Atchoum.
Je n'ai pas pu résister à une petite parodie "pardon mais c'est trop bon" : Marc se dirigea vers le lavabo de sa salle de bains. -"Houla-j'ai-une-sale-gueule-moi-ce-matin." Alors qu'il faisait mousser la dose de gel Mennen qu'il avait préalablement fait gicler dans sa main, une pensée lui traversa l'esprit : -"Et si j'écrivais un roman sur un envoyé de Dieu et un envoyé du Diable qui s'affronteraient pour régner sur le monde et qui finalement tomberaient amoureux, le Bien triomphant du Mal ?". Marc sourit en se tartinant de la mousse Giclette sur le visage. Cette journée s'annonçait bien mieux que prévu... -"En plus j'avais rien de prévu cette semaine".
mardi 30 juin 2009
japanimation
studio : Fuga, Dragon production, etc.
de : Katsuhiro Otomo
Film de 2 heures.
Hum... oui ?
Tu croyais tout de même pas que j'allais chroniquer l'anime qui a donné naissance à la seconde génération d'animes ? Celui-là même qui a donné une date et un lieu de naissance à l'animation cyberpunk japonaise, soit 2019 à Neo-Tokyo ? Et si Akira n'évoque rien en toi, c'est qu'il est déjà trop tard et que je ne peux sûrement plus grand chose pour toi. Désolée ^^.
C'est tout, alors maintenant tu regardes Akira ou tu te casses parce que moi j'ai du pain spiritique sur la planche.
Tu croyais tout de même pas que j'allais chroniquer l'anime qui a donné naissance à la seconde génération d'animes ? Celui-là même qui a donné une date et un lieu de naissance à l'animation cyberpunk japonaise, soit 2019 à Neo-Tokyo ? Et si Akira n'évoque rien en toi, c'est qu'il est déjà trop tard et que je ne peux sûrement plus grand chose pour toi. Désolée ^^.
C'est tout, alors maintenant tu regardes Akira ou tu te casses parce que moi j'ai du pain spiritique sur la planche.
Ados, motos, révolution, résignation, corruption, complexe militaro-industriel, fanatisme religieux, amphétamines, apocalypse, avènement et bien plus encore.
samedi 6 juin 2009
literatura
De : Eric-Emmanuel Schmitt [France et Belgique]
Publié par les Editions Albin Michel [Paris]
Récit d'une centaine de pages.
A Tokyo, un garçon de gouttière rencontre un maître sumo. L'homme n'a de cesse de répéter qu'il "voit un gros en lui". Soit cet homme est idiot, rétorque le jeune homme efflanqué...
Bien qu'il se soit passé plusieurs semaines depuis ma lecture de ce récit, certaines citations du livre refont surface, surtout lorsque je doute de moi, de ma capacité à affronter un problème. Malgré le fait que Le sumo qui ne pouvait pas grossir soit un récit court, à l'écriture pudique, à la Amélie Nothomb sans les mots compliqués, il reste gravé quelque part. Mêlant aussi bien la philosophie bouddhiste que la psychanalyse de comptoir, ce conte moderne a tout pour ne pas tomber dans l'oubli de nos lectures. Et puis surtout il vient chatouiller une vieille envie, bien présente au fond de chacun de nous : la rencontre avec l'Autre, celui qui sera capable de nous accepter tel que nous sommes, et, comble du bonheur, de voir plus loin que le bout de notre nez (ou de notre plastique). Celui qui nous trouvera exceptionnel et qui nous parlera de choses nous concernant que nous devinions à peine, par peur de changer. Je vois un gros en toi (ou je vois une mince en toi pour les filles), qui n'en a pas rêvé ? C'est bien souvent le début d'une passion amoureuse, envers un homme, une femme, envers un ami ou un maître d'art martial. Cette rencontre nous en avons tous rêvé et c'est souvent par la suite que les choses se corsent... parce qu'encore faut-il que nous soyons à la hauteur de la magnifique vision qu'a eu cet Autre envers notre toute petite personne. Beaucoup échouent, tout prêts à renoncer à leur rêve pour se lover une nouvelle fois dans leur cendrillonisme. Mais d'autres, prêts à suer sang et eau pour que l'impossible devienne possible, l'invisible devienne visible, que l'amour qui leur a été donné puisse être maintenant partagé, y parviennent. Au bout d'une lutte berserkienne certes, après avoir lutté contre eux-mêmes comme face à des colosses (à des sumos), ne gardant en tête qu'une seule et unique chose : quelque part sur terre, une autre personne qu'eux pense aussi qu'il peut vaincre.
... soit il est capable, comme entre ciel et terre, de voir l'invisible.
Bien qu'il se soit passé plusieurs semaines depuis ma lecture de ce récit, certaines citations du livre refont surface, surtout lorsque je doute de moi, de ma capacité à affronter un problème. Malgré le fait que Le sumo qui ne pouvait pas grossir soit un récit court, à l'écriture pudique, à la Amélie Nothomb sans les mots compliqués, il reste gravé quelque part. Mêlant aussi bien la philosophie bouddhiste que la psychanalyse de comptoir, ce conte moderne a tout pour ne pas tomber dans l'oubli de nos lectures. Et puis surtout il vient chatouiller une vieille envie, bien présente au fond de chacun de nous : la rencontre avec l'Autre, celui qui sera capable de nous accepter tel que nous sommes, et, comble du bonheur, de voir plus loin que le bout de notre nez (ou de notre plastique). Celui qui nous trouvera exceptionnel et qui nous parlera de choses nous concernant que nous devinions à peine, par peur de changer. Je vois un gros en toi (ou je vois une mince en toi pour les filles), qui n'en a pas rêvé ? C'est bien souvent le début d'une passion amoureuse, envers un homme, une femme, envers un ami ou un maître d'art martial. Cette rencontre nous en avons tous rêvé et c'est souvent par la suite que les choses se corsent... parce qu'encore faut-il que nous soyons à la hauteur de la magnifique vision qu'a eu cet Autre envers notre toute petite personne. Beaucoup échouent, tout prêts à renoncer à leur rêve pour se lover une nouvelle fois dans leur cendrillonisme. Mais d'autres, prêts à suer sang et eau pour que l'impossible devienne possible, l'invisible devienne visible, que l'amour qui leur a été donné puisse être maintenant partagé, y parviennent. Au bout d'une lutte berserkienne certes, après avoir lutté contre eux-mêmes comme face à des colosses (à des sumos), ne gardant en tête qu'une seule et unique chose : quelque part sur terre, une autre personne qu'eux pense aussi qu'il peut vaincre.
... soit il est capable, comme entre ciel et terre, de voir l'invisible.
Le chemin pour monter est le même que celui pour descendre, t'entends gros ?
mardi 2 juin 2009
literatura
De : Lucia Etxebarria [Espagne]
Publié par les Editions Héloïse d'Ormesson [Paris]
Recueil de nouvelles de 239 pages.
Je comprends mieux, en relisant ma première et unique chronique sur Lucia Etxebarria, pourquoi plus personne ne vient lire mon blog. Aussi, je vais tâcher de m'améliorer, tâcher de passer de Cosmofobia -un de ses romans polyphoniques dont je raffole- à Ce que les hommes ne savent pas - dernier-né de la saga Etxebarria.
Cosmofobia est, comme je viens de le souligner, un roman à plusieurs voix. Nul doute que l'idée de publier un recueil de nouvelles écrites par ses amies littéraires ne vienne de là. Un projet somme toute naturel après avoir donné la parole à autant de personnages dans son précédent roman. 10 femmes ont répondu présent, lui accordant chacune une nouvelle où transparaît moins leur adhésion à son idée du féminisme que leur grande amitié pour l'auteure elle-même. Il ne restait plus à celle-ci qu'à faire de même : joindre sa voix aux leurs. Et ça ressemble étrangement à une invocation ou à une transe païenne. Au Witches Dancing de Burzum. Chaque nouvelle-sortilège appuyant celle des autres, dans une orgie synesthésique.
Mais ce n'est pas tout, dans sa longue introduction au livre, Lucia Etxebarria revient sur cette différence quasi-généralement acceptée entre érotisme et pornographie. Selon elle il n'en serait rien. Et tous ces problèmes de frontières reviendraient encore à notre conception machiste du désir - comme elle s'évertue à l'expliquer depuis son tout premier roman. Une conception erronée de l'amour, qui continue à peser sur nos vies sentimentales à tous et donc sur celle de l'auteure et de ses amies aussi.
Pour finir, elle conclue Ce que les hommes ne savent pas par un dernier texte qui reprend le fil d'Ariane de sa production littéraire perso. On referme alors ce livre à contre-cœur mais soulagé tant les parfums qui s'en dégagent sont lourds. A contre-cœur parce que dans un dernier souffle manqué, comme durant un coït presque insupportable qu'on ne veut pourtant jamais interrompre, quitte à y rester.
Cosmofobia est, comme je viens de le souligner, un roman à plusieurs voix. Nul doute que l'idée de publier un recueil de nouvelles écrites par ses amies littéraires ne vienne de là. Un projet somme toute naturel après avoir donné la parole à autant de personnages dans son précédent roman. 10 femmes ont répondu présent, lui accordant chacune une nouvelle où transparaît moins leur adhésion à son idée du féminisme que leur grande amitié pour l'auteure elle-même. Il ne restait plus à celle-ci qu'à faire de même : joindre sa voix aux leurs. Et ça ressemble étrangement à une invocation ou à une transe païenne. Au Witches Dancing de Burzum. Chaque nouvelle-sortilège appuyant celle des autres, dans une orgie synesthésique.
Mais ce n'est pas tout, dans sa longue introduction au livre, Lucia Etxebarria revient sur cette différence quasi-généralement acceptée entre érotisme et pornographie. Selon elle il n'en serait rien. Et tous ces problèmes de frontières reviendraient encore à notre conception machiste du désir - comme elle s'évertue à l'expliquer depuis son tout premier roman. Une conception erronée de l'amour, qui continue à peser sur nos vies sentimentales à tous et donc sur celle de l'auteure et de ses amies aussi.
Pour finir, elle conclue Ce que les hommes ne savent pas par un dernier texte qui reprend le fil d'Ariane de sa production littéraire perso. On referme alors ce livre à contre-cœur mais soulagé tant les parfums qui s'en dégagent sont lourds. A contre-cœur parce que dans un dernier souffle manqué, comme durant un coït presque insupportable qu'on ne veut pourtant jamais interrompre, quitte à y rester.
La mini-jupe ne fait pas la prostituée ou ne vous fiez pas au titre racoleur.
jeudi 30 avril 2009
hip hip hourra
NON au projet de loi Hadopi ou le plaidoyer de Monsieur Roy
Acte 1
Acte 2
Merci Patrick Roy, merci ! ( + poignées de main vigoureuses)
Acte 1
Acte 2
Merci Patrick Roy, merci ! ( + poignées de main vigoureuses)
vendredi 17 avril 2009
music
[Canada, 2004]
Robert Smith, Franck Black, Bernard Sumner et Thom Yorke sont morts depuis belle lurette. Ose dire le contraire pour voir. Réessaye en ayant l’air convaincu. Ha tu vois ! Tu t’es jamais demandé pourquoi t’écoutais toujours leurs mêmes albums ? Allons, allons, toi-même tu sais. T’es resté bloqué quelque part, mais où ? Réfléchis bien…
Vous êtes tous morts mes amis. Si, si, j’vous jure. Au moins une fois. Tu commences à piger le truc ? Ca te fait bizarre sans te faire mal ? Tu savais même pas que tu t’étais résigné à la longue, et t’es un peu surpris c’est normal. Nous sommes tous dans l’au-delà si tu préfères. Oui, j’en suis sûre : je vous ai bien observés cet hiver, à essayer de vous prouver que vous étiez toujours en vie. Que t’étais bien vivant, merde, que t’étais encore dans le coup. Tu faisais le beau en voyant passer la fille et elle elle te passait au travers sans même t’avoir touché. Et toi alors ? Tu saluais souvent quelqu’un que t’avais pas vu depuis un bail, et eux changeaient toujours de trottoir, comme si de rien n’était. Toi aussi, t’essayais en vain d’apercevoir ton profil sur les vitrines. À te dire qu’il faisait trop froid pour pleurer. Tu sais comment c’est : Ian s’est suicidé mais la vie continue. Tu t’en veux de pas y penser à chaque minute n'est-ce pas ? À tous ceux qui sont plus là, à tous ceux dont tu ne partageras plus le quotidien. Certains, t’en parles encore, tu les aimais bien plus que tu ne t’aimes. Et y’a des matins où tu penses à autre chose qu’à eux. Tu deviendrais fou sans ça, mais tu culpabilises quand même. Comme si la mort pouvait mettre un terme à ça… T’es dead man. Haha : tu pensais que ça serait différent ? Non non, calme-toi, c’est juste qu’on a tous pensé la même chose quand on est arrivé. Tu t’habitueras va. T’es pas meilleur, pas pire qu’un autre. Y’a aussi de la perspective ici… Je sais pas moi, t’as pas des tombes à aller visiter ? Des gens à hanter ? Moi je dis ça, je dis rien. Tu feras comme tout le monde, à essayer de pas perdre la réalité de vue. A essayer de saisir toutes les suites de ta vie. À chercher à la revoir, juste avant de faire semblant de dormir. Y’a que eux que ça rassure de penser que toi tu dors.
Je suis plus là moi non plus. Et j'aurai jamais pensé que ça serait le monde réel qui aurait l’air de flamber. Alors je ne m’en approche plus trop, j’ai passé l’âge et l’arme à gauche, j’essaye de faire une croix sur le passé. Ca me chagrine ce qui se passe du côté de chez Jim. Moi j’aimerai pas trop tu vois. Ou alors je suis définitivement jalouse je sais plus. En revanche, si on retrouve mon corps, me faudra une belle fête. Un truc qui change, qui me change de ce que j’écoute en boucle, parce que je peux plus trop m’en détacher maintenant… c’est la vie. Faudra que ce soit frappé, aussi glacé, avec un soupçon de Björk sans que ça soit du Björk. Quelque chose qui reste fidèle à ce que j’aimais. Qui rende hommage. Qui me fasse croire que tu ne vis plus sans moi et que toi tu ne m’oublieras jamais. Que je t’ai laissé inconsolable. Parce que mourir c’est super égoïste. Parce que mourir c’est surfait. À la vie, à la mort mon amour. Oui entre les deux ça serait bien. Au point G. A l'allée G. Un enterrement de tous les diables.
Vous êtes tous morts mes amis. Si, si, j’vous jure. Au moins une fois. Tu commences à piger le truc ? Ca te fait bizarre sans te faire mal ? Tu savais même pas que tu t’étais résigné à la longue, et t’es un peu surpris c’est normal. Nous sommes tous dans l’au-delà si tu préfères. Oui, j’en suis sûre : je vous ai bien observés cet hiver, à essayer de vous prouver que vous étiez toujours en vie. Que t’étais bien vivant, merde, que t’étais encore dans le coup. Tu faisais le beau en voyant passer la fille et elle elle te passait au travers sans même t’avoir touché. Et toi alors ? Tu saluais souvent quelqu’un que t’avais pas vu depuis un bail, et eux changeaient toujours de trottoir, comme si de rien n’était. Toi aussi, t’essayais en vain d’apercevoir ton profil sur les vitrines. À te dire qu’il faisait trop froid pour pleurer. Tu sais comment c’est : Ian s’est suicidé mais la vie continue. Tu t’en veux de pas y penser à chaque minute n'est-ce pas ? À tous ceux qui sont plus là, à tous ceux dont tu ne partageras plus le quotidien. Certains, t’en parles encore, tu les aimais bien plus que tu ne t’aimes. Et y’a des matins où tu penses à autre chose qu’à eux. Tu deviendrais fou sans ça, mais tu culpabilises quand même. Comme si la mort pouvait mettre un terme à ça… T’es dead man. Haha : tu pensais que ça serait différent ? Non non, calme-toi, c’est juste qu’on a tous pensé la même chose quand on est arrivé. Tu t’habitueras va. T’es pas meilleur, pas pire qu’un autre. Y’a aussi de la perspective ici… Je sais pas moi, t’as pas des tombes à aller visiter ? Des gens à hanter ? Moi je dis ça, je dis rien. Tu feras comme tout le monde, à essayer de pas perdre la réalité de vue. A essayer de saisir toutes les suites de ta vie. À chercher à la revoir, juste avant de faire semblant de dormir. Y’a que eux que ça rassure de penser que toi tu dors.
Je suis plus là moi non plus. Et j'aurai jamais pensé que ça serait le monde réel qui aurait l’air de flamber. Alors je ne m’en approche plus trop, j’ai passé l’âge et l’arme à gauche, j’essaye de faire une croix sur le passé. Ca me chagrine ce qui se passe du côté de chez Jim. Moi j’aimerai pas trop tu vois. Ou alors je suis définitivement jalouse je sais plus. En revanche, si on retrouve mon corps, me faudra une belle fête. Un truc qui change, qui me change de ce que j’écoute en boucle, parce que je peux plus trop m’en détacher maintenant… c’est la vie. Faudra que ce soit frappé, aussi glacé, avec un soupçon de Björk sans que ça soit du Björk. Quelque chose qui reste fidèle à ce que j’aimais. Qui rende hommage. Qui me fasse croire que tu ne vis plus sans moi et que toi tu ne m’oublieras jamais. Que je t’ai laissé inconsolable. Parce que mourir c’est super égoïste. Parce que mourir c’est surfait. À la vie, à la mort mon amour. Oui entre les deux ça serait bien. Au point G. A l'allée G. Un enterrement de tous les diables.
mardi 14 avril 2009
japanimation
AMAENAIDE YO !! KATSU !! [2006]traduction : Ne fais pas l'enfant gâté !! Punition !!
studio : DEEN
de : Keitaro Motonaga
Série de 12 épisodes + 1 épisode bonus.
Derrière chaque grand homme se cache une poignée de femmes. De bons gros poings de nonnes pour être plus précise. Une palette de femmes à te faire rougir le gland, toutes prêtes à défendre leur vertu jusqu'au péril de leur vie. On déballe presque tout mais gare à toi si t'as le malheur de regarder, sale vermisseau de mes deux !!
Que tous ceux qui avaient été chagrinés par ma chronique de la saison une se rassurent ! J'ai a-do-ré cette seconde tentative où le ecchi grossier et le harem-anime y sont enfin pleinement assumés. L'animation elle-même s'est nettement améliorée : ça rebondit jusque dans les culs rendus toujours plus pulpeux, comme des fruits prêts à être cueillis (c'est bien simple, si j'étais un garçon j'aurais léché mon écran) On y retrouve toute la clique plus une petite nouvelle bien décidée à éveiller les pouvoirs d'Ikko, moine-héros jusque là bien malmené par ses consœurs névrosées jusqu'au bout des ongles. Ho... elle t'éveillera aussi la petite démone, tu verras, c'est magique.
Terminé les prises de tête côté scénario, moins tu chercheras à comprendre et mieux ça sera ; le mot d'ordre est lancé : assis-toi confortablement dans ton canapé et... bande !! Ou plutôt : ne bande pas spèce de déséquilibré ! Tu crois que ta bite minable saura me combler ? Bakaaa ! Derrière chaque grande femme se cache un moine masochiste.
Que tous ceux qui avaient été chagrinés par ma chronique de la saison une se rassurent ! J'ai a-do-ré cette seconde tentative où le ecchi grossier et le harem-anime y sont enfin pleinement assumés. L'animation elle-même s'est nettement améliorée : ça rebondit jusque dans les culs rendus toujours plus pulpeux, comme des fruits prêts à être cueillis (c'est bien simple, si j'étais un garçon j'aurais léché mon écran) On y retrouve toute la clique plus une petite nouvelle bien décidée à éveiller les pouvoirs d'Ikko, moine-héros jusque là bien malmené par ses consœurs névrosées jusqu'au bout des ongles. Ho... elle t'éveillera aussi la petite démone, tu verras, c'est magique.
Terminé les prises de tête côté scénario, moins tu chercheras à comprendre et mieux ça sera ; le mot d'ordre est lancé : assis-toi confortablement dans ton canapé et... bande !! Ou plutôt : ne bande pas spèce de déséquilibré ! Tu crois que ta bite minable saura me combler ? Bakaaa ! Derrière chaque grande femme se cache un moine masochiste.
Punition ! Imbécile ! Tiger Wave ! Jet Uppercut ! 1, 2, 3, 4 : secret. Mata Joudo ! Va mourir ! Mon sang est vert ! Danse ! Chante ! Miaou. Ho c'est un... bilboquet. C'est un peu salé. Allons-y, cha, cha, cha. Ranger Masqué 21. Ikko, ecchi, skecchi, wantacchi ! C'est un gros malentenduuu !
dimanche 22 mars 2009
kinéma
Réalisé par : Kentaro Otani [Japon] d'après le manga éponyme.
Film de 2H09.
Nana, second volet : tandis que la Nana emo reprend du poil de la bête et que les Blast essayent de percer, la Nana fashion doit choisir entre un musicos égocentrique des Trapnest et un des potes - du genre trop bon trop con - du groupe à sa coloque. Lequel va l'emporter ?
Ils ont tout salopé ces cons ! Ça rempile beaucoup trop vite pour une suite daubesque. Qui se flêtrit au fur et à mesure que les minutes passent. J'étais pourtant bien partie tu vois... sans tous les préjugés attribués aux suites de films. Ils avaient réussi à conquérir ma sensibilité toute otaque dans le premier, je les aimais presque... et là : que vois-je ? On a changé la moitié des acteurs principaux et on me balade horizontalement tout le long du film. Horizontalement oui, sans ambition si tu préfères, avec un scénar surtout (con)centré entre les cuisses de Hachi. J'ai beaucoup baîllé, ça se fait pas. Pas à une fille qui regarde toujours des animes à 25 ans.
Ils ont tout salopé ces cons ! Ça rempile beaucoup trop vite pour une suite daubesque. Qui se flêtrit au fur et à mesure que les minutes passent. J'étais pourtant bien partie tu vois... sans tous les préjugés attribués aux suites de films. Ils avaient réussi à conquérir ma sensibilité toute otaque dans le premier, je les aimais presque... et là : que vois-je ? On a changé la moitié des acteurs principaux et on me balade horizontalement tout le long du film. Horizontalement oui, sans ambition si tu préfères, avec un scénar surtout (con)centré entre les cuisses de Hachi. J'ai beaucoup baîllé, ça se fait pas. Pas à une fille qui regarde toujours des animes à 25 ans.
............................................ Marre de cette Nana-là !

SPOILER : Et là c'est le drame. Hachi tombe enceinte après avoir couché avec les deux garçons - pas en même temps hein, coquine mais pas trop non plus ; et une émission TV du type news people dévoile au grand jour la relation qu'entretiennent Nana et le guitariste des Trapnest. Ainsi, ce sont les circonstances - extérieures dirons nous, car non désirées - qui vont décider à leur place et qui influeront sur leur vie à tous. Hachi se marie et les Black Stones utilisent leur visibilité médiatique pour lancer leur premier album. Nana et Nana s'éloignent du carrefour où elles se sont rencontrées pour trouver leur voie, presque malgré elles, en se demandant amèrement : Jusqu'où peut-on décider de sa vie ? Une question qui reste en suspens... to be continued in the manga.
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