mardi 20 janvier 2009

japanimation

AISHITERUZE BABY [2004]

titre alternatif : BABE, MY LOVE

studio : Tokyo Movie Shinsha

de : Masaharu Okuwaki

Série de 26 épisodes.

Comment suis-je parvenue à bout de cet anime ? Pourquoi est-ce qu'à un moment donné je ne me suis pas dit stop ça suffit ? Qui peut bien apprécier Aishiteruze Baby alors même que sa première menstruation commence à dater ? Un grand nostalgique ?? Amélie Poulain qui pousserait encore un petit cri de joie en ouvrant son kinder surprise ? Un pédophile refoulé ?? Y'a de quoi se satisfaire sans briser la vie d'un enfant avec ce genre d'animé; j'écris aussi pour toi mon ami. Qui alors ? Une fille d'un certain âge, disons 25 ans, qui a encore des rêves d'amour ?? Qui en fait encore très régulièrement je veux dire; une fille qui nierait l'évidence même, qui se voile la face, qui aurait un problème avec la réalité. Le genre de midinette for ever qui donne envie de vomir, tellement elle y croit cette conne. Et toi tu lui dit que le Père-Noël n'existe pas, ni la petite souris, ni le croque-mitaine, le lapin de Pâques non plus. Et elle te regarde avec de grand yeux verts incrédules, remplis de larmes, suppliants, en faisant non-non de la tête, tout en enfonçant ses ongles dans ton bras jusqu'à te tatouer.
Cette fille là tu vois, ça lui dérangerait pas de retourner en enfance, de tout recommencer à zéro, de changer quelques données. Tout comme la fillette de Aishiteruze Baby elle pense aussi que la vie serait mieux si tout le monde avait un Kippei Oniichan chez soi. Déçue par la relation père-fille, elle se serait réfugiée dans le fantasme du grand frère, trait d'union avec le petit ami idéal. Étrangement, tous ses amis seraient des garçons. Avec Aishiteruze Baby elle comprendrait pour de bon, même si elle le savait déjà, que ce qui lui avait manqué, c'est quelqu'un qui l'aime, qui l'aime vraiment. Qui la respecte et qui l'aide à grandir. Un bon environnement affectif. Et c'est tout. C'est tout ce dont a besoin un enfant, c'est tout ce qu'elle te demande. Le fric, l'âge, le futur tout cuit, elle s'en contrefout. Elle a juste besoin de toi. Encore heureux que tu ne sois pas vraiment son grand-frère d'ailleurs...

jeudi 8 janvier 2009

mardi 30 décembre 2008

Quelle différence y'a-t-il entre le bon et le mauvais black metal ?

Le bon black metal c'est un mec qui est sur scène tu vois, il est habillé tout en noir et puis il crache tu vois; et le mauvais black metal le mec il est habillé tout en noir, il est sur scène et il.. il crache mais... Si tu veux, c'est simple, le mauvais black metal, le mec il est habillé tout en noir, il crache mais c'est... alors que le bon black metal, bon le mec il est habillé tout en noir mais il crache tu vois, il crache, ça n'a rien à voir. C'est question tu as le mec qui fait du mauvais black metal il arrive, il est habillé tout en noir, il crache tu vois, c'est tout; le mec qui fait du bon black metal, putain, il est habillé tout en noir, il crache ! Je veux dire, c'est évident, il y a le bon et le mauvais black metal...


lundi 29 décembre 2008

mardi 23 décembre 2008

japanimation

AIR [2005]

studio :
Tōei Animation

de :
Osamu Dezaki

Film d'1H30.

Je te fais le film dans la foulée. A ton service, tu sais combien.

Pas besoin de chercher l'info sur Google, je te parie mon doigt à couper (le souffle) que ce film est postérieur à la série. Oui, on a aimé Air TV mais on sait tous les deux que le mystère qui transpire de l'anime ne vient pas d'un scénario rondement mené mais plutôt d'une surface qu'on ne quitte jamais. Que c'était long pour une si petite série ! Long comme l'éternité, on en a déjà parlé. Et puis on savait plus où on campait dans ce Code Quantum like avoue. No regrets my friend : Air, le film, t'apporte tout ce dont tu rêvais au pied du sapin. Un anime aussi fluide qu'une bonne pâte à crêpes; fini les dispersions, on se concentre uniquement sur la jolie blonde qui ne sourit que pour toi. Plus mûre, toujours aussi mignonne, elle tombe bel et bien amoureuse du bel étranger, lui dit, l'embrasse tendrement, parce qu'elle n'a pas une minute à perdre - ça tu le savais déjà. Une légende, une vraie, sur fond d'estampe japonaise. Un jeu des 7 différences, une foule de petits détails qui m'ont ravie et qui font enfin d'Air un anime de qualité, bien moins frustrant et toujours aussi beau.

P.S: Ne t'inquiète pas, ils ont gardé la même opening song :)

vendredi 28 novembre 2008

japanimation

AIR [2005]

studio : Kyoto Animation

de : Tatsuya Ishihara

Série composée d'un prologue, de 12 épisodes, d'un résumé et de 2 OAV.

Un étranger qui débarque en ville. Le coeur des petites filles qui bat plus vite, trop vite. Qui rêvent de voler. Des mères absentes, presque indignes. Des femmes qui prennent le relai. Mascarade. Des ailes qui refusent de pousser. Qui font mal. Dis-moi ce qu'il t'est arrivé, comment en es-tu arrivé à penser Air ? Je m'inquiète pour toi. Des dessins juteux pour une poignée de fillettes. Une qui croit à la magie pour oublier les marques qu'elle s'est fait sur le poignet. Une qui attend son père qui ne rentrera plus, tous les soirs, en rêvant si fort qu'elle en abolit la mort et le drame. Et une qui peut mourir si on s'attache à elle, mais qui essaye quand même, de toutes ses forces. Toutes les trois regardent vers le ciel, ouvrent leur bras, les tendent vers la Mer, en rêvant d'infini. Et qui y a t'il de plus infini que de désirer voler dans les cieux ? Désirer mourir c'est désirer renaître non ? Dans ce cas, le rêve intime de petites filles se transforme toujours en légende, quelque chose qui est arrivé il y a bien longtemps, dans un royaume très très lointain, et qui deviendra éternel. Lecteur, pour Noël, je t'offre une bouffée d'Air.
Le temps d'un été, dans une ville sans pères, au bord de la mer, le destin de trois vierges va soudain basculer.
P.S : La légende se précise, ultra touchante, dans les deux OAV supplémentaires que tu dois mater entre l'épisode 8 et l'épisode 9 de l'anime.

jeudi 13 novembre 2008

et fin.

Mention spéciale pour Audrey Najar (26 ans) et Frédéric Perrot (23 ans), tous deux diplômés de l'ESRA où ils se sont rencontrés. Ils ont l'air ma foi plutôt bien lancés (pubs, clips, contrats qui commencent à tomber). Inutile de leur en souhaiter davantage. Manquerait plus qu'ils soient un couple heureux. Je vous laisse l'adresse de leur site ainsi que celle de leur myspace. On entendra encore parler d'eux, croyez-moi !

http://www.najar-perrot.com/
http://www.myspace.com/najarperrot

Pour le plaisir :



vendredi 31 octobre 2008

suite

LES PETITS SUICIDES DE M. RAOUL [2008]

Réalisé par : Audrey Najar et Frédéric Perrot [France]

Série de trois épisodes.

Fort du succès de leur premier court-métrage, Najar et Perrot imaginent alors une série de trois sketchs directement inspirés du Phénomène Paul-Émile Raoul; où Patrick Bouchitey y a été judicieusement remplacé par Daniel Berlioux dans le rôle du célèbre Professeur. Faites passer le mot : M. Raoul met désormais toute sa recherche au service des autres. Une simple lettre et vous pourrez enfin avoir le suicide que vous méritez. Parce que vous le valez bien.












Bonsoir la France !

mercredi 29 octobre 2008

kinéma

LE PHÉNOMÈNE PAUL-ÉMILE RAOUL [2006]

Réalisé par : Audrey Najar et Frédéric Perrot [France]

Court-métrage d'une vingtaine de minutes.

Découvrez l'histoire incroyable d'un homme qui ne donna rien mais qui reprit tout. Un homme qui se fit des colliers de la peine des autres. Du grand, de l'unique, de l'impardonnable : Paul-Émile Raoul.

Pas besoin de tourner autour du pot. Découvres tout de suite qui était ce fameux M. Raoul en cliquant ici.

Suicide-toi,
mais fais le bien !

lundi 27 octobre 2008

literatura

BIOGRAPHIE DE LA FAIM [2004]

De : Amélie Nothomb [Belgique]

Publié en Livre de Poche - n°30562 [5,50€]

Roman de 190 pages.

Quand ton livre a été publié, j'étais à l'étranger. Tu ne m'excuseras pas bien sûr. Si ça peut te consoler, et je veux te consoler d'une telle abomination, j'ai ressenti l'horrible crime que j'avais commis en finissant de lire ta Biographie de la faim. Jusque dans ma chair, dans mon pauvre corps si complémentaire du tien. Dodu, gras et lourd. Mais en voie de rédemption car si je cite un seul paragraphe de ce livre et bien je serai guérie. Tu avais tout compris ma grande. Et j'ai osé perdre ma nationalité française juste au moment où tu m'accordais ta grâce indicible. Mais lisible et risible en une seule nuit, ça ne rate jamais.

Au lecteur (toujours isolé) de mon blog : tu te demandes presque ce que tu viens faire là-dedans n'est-ce pas ? Oui je t'aime un peu moins que ce que tu as pu voir dans le début de cette chronique mais tu es aussi important à mes yeux. Et Biographie de la faim est l'occasion pour moi de te parler d'Amélie et de ma vie, je n'allais vraiment pas me gêner. Non je ne l'apprécie pas plus que ça, justement. Je ne connais rien de son actualité, je n'ai pas de photo d'elle sur ma table de nuit, j'ai rigolé quand on a dit qu'elle était lesbienne, je ne trouve pas qu'Amélie écrive divinement bien et ne la considère pas comme mon auteur préféré. Et enfin, pour couronner le tout, je lui donne un genre. Elle pourrait m'étrangler de ses deux mains pour ça. Et je la laisserai faire en souriant. Parce que ça aurait été simple et efficace, beau et banal; comme elle aime et comme elle écrit.

Je t'ai rencontrée à Lille. Alors que je suis de Montpellier. Oui bien sûr que je vivais à Lille à ce moment là, mais considère que je me suis hissée au point culminant de ton lectorat français uniquement pour te voir. Pour une queue monstrueuse. Pour une dédicace. Pour ne pas avoir essayé de te toucher la main quand tu m'as rendu ton livre. Pour une conférence. Pour quelques mots échangés avec toi, sans que tu ne sourisses. Pour avoir hésité à te violer sur place, vivre sous ta jupe toute une soirée. Dans cette immense salle où j'ai fait attention à ne pas m'asseoir ni trop près ni trop loin. Et puis merde, pourquoi tu m'excites ? Tu te prends pour qui ? Oui je t'ai aimé. Oui je m'en suis remise. Considère aussi que j'ai quitté la France pour t'oublier. Et Biographie de la faim, que tu n'as écrit que pour moi, te pardonne pharaoniquement.

C'est de faim qu'elle te parle. La faim. Celle qui anime tout être humain. Certains plus que d'autres. Et je suis un loup en la matière. Ma meute famélique et moi n'auront pas besoin de relire ce livre pour piger ce qu'elle baragouine. Ce sera juste les quelques lignes d'une amie. D'une amie qui a failli mourir de faim, parce qu'elle avait grand faim d'ailleurs. Et qui a survécu. Non sans sentir, j'imagine, à chaque instant qui passe, les coupures cruelles et intestines d'une faim qui tenaille nos ventres, tout aussi démesurés que notre gloutonnerie. Born to gulo.

P.S : Si tu ne connais pas (ou très peu) cet auteur, je te conseille d'autant plus la lecture de cette biographie, sur laquelle peuvent venir se greffer tous ses autres romans.

mardi 21 octobre 2008

dorama

DENSHA OTOKO [2005]

Traduction : L'Homme du train

Diffusé par : Fuji TV

Série de 11 épisodes + 1 spécial.

Un j-drama sur mon blog ! Ça devait bien finir par arriver un jour. Impossible de lutter et tout ça. Et puis celui-là, pas vraiment moyen d'y échapper. Un gros gros succès donc pour mon premier dorama.

Otoko. Encore une histoire d'amour. Que serait la culture visuelle moderne japonaise sans cet obscur sentiment ? Allez ! J'attends que tu réfléchisses à cette question.
C'est fait ?
Normal, me direz-vous, que le Japon rêve d'amour, un pays où la très grosse majorité des couples sont formés par les agences matrimo. Où l'amour de ta vie représente le premier gros budget de ta vie active. Et où tu dois te caser à tout prix car tu le sais très bien, t'es célibataire t'es rien ma fille.

Otaku. Et quelle histoire d'amour mes enfants ! Lorsqu'un otaku tokyoïte, un geek d'Akiba si tu préfères, se décide à sauver une jolie fille des griffes d'un ivrogne lubrique dans le wagon d'un RER c'est tout le milieu otaque qui lève un oeil sur Fuji TV. Haaa (soupir) ce wagon de train, qui n'en a pas rêvé ? Certains bordels de Tokyo ont même transformé quelques chambres de passe en intérieur de RER. Avec micro-pute en mini-jupe collégiale intégrée, qui t'attend l'air de rien, en tenant ferme la poignée verticale du pseudo-métro. Ho nonooon monsieur pas çaaa. Ca te fera 14.000 yens. Sans ticket.

Otokar. Et tu croyais que la belle allait lui tomber dans les bras ? T'as pas pigé que c'était un triso ? Soit 11 épisodes de galères les plus hilarantes les unes que les autres avant qu'il ne conclue l'affaire par un chaste baiser. Parce que c'est un otaku ça oui mais un otaku c'est tout un forum internet derrière toi, c'est tout un complot organisé qui t'encercle petit à petit, et oui connasse, tu vas l'embrasser ma tête de bite, parce que je t'aurais à l'usure, et que c'est toi qui va payer pour toutes ces salopes de japonaises bien gaulées qui n'ont jamais voulu de nous. Bien fait. ^^
Tu t'indignes lecteur ? Mais si tu veux de la chronique propre ne viens pas ici mon sucre d'orge. Mais bien sûr que si j'ai aimé Densha Otoko. L'ai maté deux fois. Tu vois bien que j'ai un blog et que je te caresse en japonais non ? Hey, j'ai même mon forum rien qu'à moi, ma vraie famille de tordus, que j'aime et que je subis, parce que c'est presque ça l'amour. Tu veux l'adresse ? Desolay je ne partage plus, ça m'a coûté mon couple*.
A Benjamin, Julien*, Simon, Matthieu, Clément et tous ceux qui se reconnaîtront. Vos vrais pseudos finalement, ce sont vos prénoms.

P.S : Pour mieux comprendre le phénomène otaku lisez Otaku - Les enfants du virtuel de Etienne Barral ou plus récemment Génération otaku - Les enfants de la post-modernité par Hiroki Azuma. Et retrouvez-les en mangas et animés dans Genshiken ou Bienvenue dans la NHK ! (Déjà chroniqué sur ce blog.)

Bonus : L'Opening theme de Densha Otoko !