mardi 15 octobre 2013

fooding

DE L'ART OU DU COCHON


Adresse : 55 avenue Marie de Montpellier à Montpellier.

Réservation : 04.67.68.51.27.


Cave à vins et restaurant.

LE restaurant que je conseille à ceux qui rêvent de déguster une bonne viande grillée en amoureux. Qui l'eût cru : un restaurant situé sur le fameux "rond-point des drapeaux", celui dont tous les montpelliérains se souviennent pour y avoir passé au moins 30 bonnes minutes coincé dans un embouteillage monstre, et au premier étage d'une cave à vins branchouille dont les baies vitrées montent jusqu'au plafond. Là-haut : une quinzaine de places qui donnent sur l'extérieur et surtout sur les cuisines du restaurant. Leur carte est variée dirons-nous : de 20 à 100€ selon la viande choisie où lapin = fauché et Black Angus ou Wagyu = Crésus. Nous optons donc pour du bœuf d'Aubrac et du chevreau. Nos voisins pour une côte de bœuf à partager. Le chef grilladin leur fait signe depuis sa planche arlequine, histoire de ne pas louper le meilleur moment du film. Sur le balcon, des mignardises abandonnées attendent les commandes desserts qui ne viendront pas. Pour le vin : optez pour du rouge. Vous pourrez ainsi descendre choisir votre cru puis le présenter au serveur-sommelier qui s'occupera du reste. Une grillade, du pinard : succès garanti.
Bonne franquette, sauf le prix.






mercredi 9 octobre 2013

kinéma

LA CHASSE [2012]

De : Thomas Vinterberg [Danemark]

Durée : 1H55.

Je serai brève : regarde bien l'affiche. Concentre-toi. Voilà, tout est dit. Est-ce que ce connard a touché à la petite ? Et pourquoi est-ce qu'il ne dit rien ? Gare à toi : La Chasse n'est pas un téléfilm sur un fait divers. Demande-toi pourquoi il a choisi ce plan ? Parce que le spectateur fait partie de ceux qui se demandent, qui doutent. Je te raconte pas le malaise : jusqu'à la dernière seconde, à se demander si Mads est le Bien ou bien est le Mal. S'il fait bien de ne rien faire. S'il n'a rien fait. Et quand bien même : le mal est fait. Voilà tout.



mardi 17 septembre 2013

fooding

BURGER & BLANQUETTE


Adresse : 1 rue Rosset à Montpellier.

Réservation : 04.67.66.13.5.


Restaurant.

Certains blogueurs ont choisi de ne présenter que les restaurants qu'ils ont apprécié. Ce n'est pas mon cas. Ceci dit, deux options s'offrent à vous :

Option A : vous décidez quand même d'aller manger chez Burger & Blanquette. Vous apprécierez : son emplacement, sa devanture, son grand zinc, son mobilier en bois, sa terrasse en été, de contenter les enfants qui choisiront un burger tandis que vous opterez pour une blanquette de veau ou un bœuf bourguignon. Méfiez-vous : l'hamburger de Kevin coûtera peut-être plus cher que votre plat en sauce !

Option B : vous décidez de ne pas y aller. Rassurez-vous : vous n'êtes pas passés à côté d'un moment inoubliable. Seulement à côté d'une sortie au restaurant. Si vous aimez autant les burgers que les enfants, réservez vite au Country Rock. Et si vous aimez la blanquette ? Bonne question ! Option B1 : à vos fourneaux, mesdames et messieurs ! Option B2 : terminé le restau du samedi soir, passez à la blanquette du dimanche midi chez bonne-maman et papé.

jeudi 5 septembre 2013

kinéma

POPULAIRE [2012]

De : Régis Roinsard [France]

Durée : 1H50.

Vous vous souvenez de la marionnette de Jean-Pierre Papin dans les Guignols de l'info ? Quand elle disait affreux, affreux, affreux ! Et bien c'est ce que m'évoque ce film. Une employée qui tombe amoureuse de son patron qui la rudoie ? Affreux ! Le concours de vitesse en dactylographie (qui existe toujours !!!) ? Affreux ! La compétition au sein d'une discipline stéréotypée ? Affreux ! En faire un film ? Le comble du mauvais goût !

Auriez-vous aimé Populaire si on avait inversé les rôles et que ce soit un dactylo qui se tienne derrière sa patronne sur l'affiche du film ?

mardi 20 août 2013

fooding

MIA BY PASCAL SANCHEZ

Adresse : 609 avenue Raymond Dugrand à Montpellier.

Réservation : 04.67.73.14.26.

Site : http://www.miarestaurant.fr/

Restaurant.

Et pas Restaurant gastronomique. Quand je pense que l'on nous [les montpelliérains] a présenté le chef Pascal Sanchez comme celui qui allait détrôner les frères Pourcel ! Quelle blague ! Que je vous raconte : j'avais réservé pour midi, presque conquise par les avis unanimes de la presse spécialisée - seize ans chez Gagnaire obligent. Staff et chef étaient en train de fumer une clope devant le restaurant. Non non pas derrière : devant. Le calme bien mérité avant la tempête me suis-je dit. Tu parles... Pour commencer : les plats qui me faisaient saliver depuis une bonne semaine n'étaient pas à la carte (une rupture de stock un samedi !?), la formule déjeuner avait pris 2€ en une semaine (l'info était en ligne depuis la veille mais je n'avais pas remis les pieds sur leur site depuis que j'avais réservé). Passons à la carte des vins : des prix étaient barrés et modifiés (problème d'informatique me répond le serveur...) et les propositions ne présentaient que les domaines (à moins de s'y connaître, impossible de reconnaître un chardonnay d'un muscat sec donc). Les plats étaient fades et gras (leur boudin était moins canaille qu'à Paris, ma sauce extrêmement salée, ses pâtes perlaient de gras). Le dessert primé (c'était inscrit sur la carte) était beau à regarder mais pas très bon. Aucun des serveurs qui se sont occupés de notre table ne nous a proposé d'eau, alors nous n'avons rien demandé non plus. Comme nous n'avons rien dit lorsque nous nous sommes rendus compte qu'ils avaient oublié les verres de vin sur la note ! Et le pire de tout : la serveuse qui est à l'accueil du restaurant a osé mettre en doute notre critique après nous avoir demandé si ça c'était bien passé ! Mais oui : c'est sans doute parce que vos clients n'y comprennent rien ! Soyons sérieux : comment voulez-vous que je défende ce restaurant après cet avec-faute ? Il n'est pas encore implanté à Montpellier, celui qui détrônera MM. Pourcel !
Pour bobos du Sud insipides, fans de design sans papilles.


vendredi 2 août 2013

literatura

SEX IN THE KITCHEN [2013]

De : Octavie Delvaux [France]

Mon édition : La Musardine, 2013 [prix : 15€].

Roman de 320 pages.


Je vois d'ici ta tête : à quoi bon s'échiner à critiquer Cinquante nuances de Grey si c'est pour mieux se vautrer ensuite dans la lecture de Sex in the kitchen ? Tu as raison. Mais comment, bon Dieu, aurais-je pu résister à l'appel de sa couverture bouchère quasiment sous-titrée "Les aventures sexuelles d'une foodista" ? La présentation de son auteur aurait pourtant dû me mettre la puce à l'oreille : une auteure de grand talent, dont l'imagination débordante n'a d'égale que sa vitesse à coucher les mots sur le papier. En clair : ce bouquin a été écrit en quelques jours (et ça se voit). J'aurai peut-être dû me renseigner aussi sur sa biblio : Osez une histoire d'amour au bureau, de sextoys, de soumission et de domination, etc. Bref, encore un bouquin de cul qui se la joue Sex in the City avec des parties de jambes en l'air SM (ce n'était pas très clair jusque là, jusqu'à la lecture de la première page du moins). Autant dire que si tu n'es pas un fan inconditionnel du plug anal et de la cravache, la lecture de ce bouquin peut s'avérer très très longue voire fastidieuse si tu apprécies les romans X bien écrits/construits. Pour preuve, l'intrigue du roman tombe à l'eau dès la page 66 où l'on comprend qui sera son amant mystère. Where is the kitchen dans tout ça me demanderas-tu ? Et bien l'héroïne, qui s'appelle Charlotte what else, tient un blog vegan (tu parles d'une gourmande !) et c'est tout. C'est à dire qu'au lieu de descendre des cosmopolitans, elles dévorent des mini-cakes à la tomate séchée. Waou ! Alors si ça ça ne te donne pas immédiatement envie d'aller te branler, je ne m'y connais pas ! Et puis à force de lire des trucs sympas, écrits par des féministes pas sottes, j'en avais presque oublié tous ces clichés pornographiques dignes d'un Marc Dorcel.
A offrir à un homme qui croit connaître les femmes.

mardi 16 juillet 2013

fooding

BEEF CLUB

Adresse : 58 rue Jean-Jacques Rousseau dans le 1er à Paris.

Réservation : 09.54.37.13.65.

Steak house.

Ce que j'ai lu ou entendu : le restaurant à viande du moment, s'y prendre des semaines voire des mois à l'avance, du bœuf signé Yves-Marie Le Bourdonnec, etc. Mon expérience : un restaurant à viande où j'ai pu réserver une table pour 4 personnes l'après-midi même (un samedi !), du bœuf atrocement cher (même sa version hachée), des serveurs plus branchés que moi. Résultat : un burger et des frites siouplé Monsieur Le Hypster. - Oui Madame, ça vous fera 23€. 33 avec le verre de vin. - Merci, au revoir Monsieur Le Hypster.
Où j'ai payé pour me la raconter.

dimanche 14 juillet 2013

kinéma

LE GRAND 
MÉCHANT LOUP 
[2013]

De : Nicolas Charlet et
Bruno Lavaine [France]

Durée : 1H45.

Remake de :  
LES 3 P'TITS COCHONS [Canada]

Le grand méchant loup ou la véritable histoire des trois petits cochons. C'est l'histoire de trois frangins versaillais qui ont plus ou moins réussi : le cadet possède une maison isolée à la paille, le second une maison bobo en bois et l'aîné une villa en pierre avec piscine. Leur vieille mère étant dans le coma, ces trois quadras vont être confrontés à leur peur de vieillir. Qui suis-je ? Un homme casé. Où suis-je ? A Versailles. Où vais-je ? Nulle part. Comment retrouver mes 20 ans ? Tromper ma femme. Dans le conte, le grand méchant loup détruit le foyer des deux premiers cochons et les dévore. Seul le dernier résiste. Normal me direz-vous puisque c'est lui qui possède la maison la plus solide. Puisque c'est lui le plus riche. Morale du film : seul le plus fortuné des trois petits cochons pourra s'en sortir. Et ni Testot ni Poelvoorde ne pourront y faire grand chose... A oublier d'urgence !
Conte UMP.

lundi 1 juillet 2013

japanimation

COWBOY BEBOP [1998]


Studio : Sunrise (Nicky Larson, etc.)

De : Shin'ichirō Watanabe [Japon]

Série de 26 épisodes.

Que voulez-vous que j'vous dise ? Je sais pas moi... J'ai commencé à aimer ça avec Akira, Lain et Cowboy Bebop. Vous faire apprécier un japanime après ça, c'est comme demander à une pute de jouir après trois passes successives. Je peux plus, les gars, je peux plus. J'y ai cru pourtant, quand, des années après, je me suis décidée à le revoir. Ben non, c'était plus ça, comme avant. Sont bien sympas les trois loustics, mais le cabot et le gosse m'ont encore plus portés sur le système qu'à l'époque. C'est pour te dire. Et ouais, et ouais, je suis d'une gé-né-ra-tion désenchantééée (tout est chaos à côté tous mes idéaux des mots abîmés je cherche une âme qui pourra m'aider). Bref, je suis foutue les gars. Je vous assure, jure et tout ça : je ne reverrai cet anime qu'une seule et dernière fois dans ma vie. Sississi : avec mon gosse et mon cabot, s'ils veulent. Le cabot a intérêt à y mettre du sien.
Sans déconner : à voir, avant 25 ans.

vendredi 28 juin 2013

série tévé

GAME OF THRONES [2011-2013]

Titre français : LE TRÔNE DE FER

De : David Benioff et Dan B. Weiss [États-Unis]

Chaîne : HBO

Format à ce jour : 3 saisons x 10 épisodes x 52 minutes.

   Tandis que la télé banalise des crimes de plus en plus odieux, vous vous demandez sans doute comment lutter contre la morosité ambiante. Celle qui réside dans votre Vie De Merde ou bien dans celle des autres ? Et bien La Tribune de Liria a trouvé LA solution ! Oui, vous avez bien entendu : avec Game of Thrones, faites enfin fi de tous vos soucis. Madame, vous ne savez plus comment maigrir durablement et vous déprimez face au délai qui vous sépare de vos prochaines vacances ? Monsieur, vous ne savez plus pour qui voter aux prochaines présidentielles ni comment faire face à la prochaine échéance de votre crédit immobilier ? Mademoiselle, vous ne savez plus comment bien faire pour améliorer votre relation avec votre mère et trouver un nouveau petit ami ? Et bien après quelques épisodes de Game of Thrones, tout cela n'aura plus autant d'importance pour vous. Trouvez enfin la différence entre "vivre" et "survivre" et la définition du mot "précaire". Tout ceci peut sembler bien obscur, mais prendra bientôt sens pour vous, croyez-moi sur parole !
Règle numéro 1 : ne s'attacher à aucun personnage (ni bon, ni méchant).
Règle numéro 2 : ne s'attacher à aucun membre des personnages (ni gauche, ni droit).

mardi 18 juin 2013

fooding

L'ENDROIT

Adresse : 6 rue du Petit Saint-Jean à Montpellier.

Réservation : 04.34.11.55.10.

Site : http://www.lendroit-resto.com/

Restaurant-bar.

Un nom commun, un logo conventionnel, une devanture bas de gamme, une clientèle friquée mais pas branchée et une présentation ("tasting food-vin-champagne", "plus besoin de choisir, faites-vous plaisir !", etc.) qui laissent de marbre. Mais : une ambiance chaleureuse, une cave sous les pieds, des serveurs aux petits soins, des petits plats malins et gourmands, une carte des vins enivrante et un rapport qualité-prix qui m'ont donnés envie d'y retourner. Évitez tout de même les tables situées près du comptoir, où trônent à qui mieux-mieux plateaux d'huîtres de Bouzigues gratinées et DG de Montpellier requalifiés. Ne pas confondre les deux. Comptez 30€ par tête de pipe.
L'endroit où j'ai appris que mauvaise comm et bonne chère, tels l'huile et le vinaigre, ne peuvent pas se mélanger.

lundi 3 juin 2013

literatura

L’ÉLÉGANCE DU HÉRISSON 
[2006]

De : Muriel Barbery [France]

Mon édition : Folio n°4939 [prix : 7,60€]

Roman de 410 pages.

Je me souviens encore (jusqu'à quand ?) de la fille qui m'avait conseillé de lire ce livre. Elle, c'était son père qui le lui avait prêté. On s'imagine toujours quelque dessein secret tapi derrière un conseil de lecture : peut-être qu'il ou elle m'a reconnu dans un des personnages, qui sait si je n'ai pas dit quelque chose qui a été plus ou moins théorisé dans ce bouquin, et si jamais ce livre contenait la recette qui me rendrait enfin heureux ? Alors que bien souvent il n'y a aucun clin d’œil derrière une recommandation littéraire. Sauf, peut-être, l'envie de partager une émotion. Ce qui n'est déjà pas si mal... La fille n'est plus là. Quand bien même : j'ai lu L'élégance du hérisson. Et bien sûr : je ne me suis reconnue dans aucun des personnages, je ne pense pas comme eux et sa lecture ne m'a rien apportée. A peine m'a-t-elle divertie. Ce qui n'est déjà pas si mal... La fille n'est plus là pour que nous en discutions toutes les deux comme de vieilles amies. Avec le verre de vin et les cigarettes de circonstance. Je lui aurais dit que c'était une histoire triste, à la fin. Que je lui trouvais des points communs avec Paloma, indubitablement. Est-ce que tu m'as conseillé ce livre parce que Barbery tenait un blog sur le Japon (http://muriel.barbery.net/) ? Oui... triste histoire, à la fin. Ce qui n'est déjà pas si mal...
A Nathalie, indubitablement.