
mardi 13 octobre 2009
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music

[France, 2006]
Quand j'étais petit j'étais un jedi. Tellement nerveux que lorsqu'il pleuvait souvent je m'électrocutais. Hélas, je ne parvins jamais à la cheville de Maître Stratovarius et Maître Helloween. Depuis, je parcours sans relâche les Terres de Gaule, en quête du Saint-Album d'Angra qui, selon la légende, reposerait sur la plage arrière d'une Golf GTI. Seule une rhapsodie de feu pourrait éveiller la Force...
samedi 10 octobre 2009
literatura
LA FAUTE DE L'ABBÉ MOURET [1875]De : Émile Zola [France]
Mon édition :
France Loisirs, 2002.
Roman de 498 pages.
Je ferai fi de tout préjugé concernant Zola et ce roman-ci en particulier. Les Rougon-Macquart c'est une chose, ce cinquième volume en est une autre. Zola s'est saigné pour écrire ce triptyque, à n'en pas douter. C'est d'autant plus visible lorsqu'on s'intéresse aux idées de fond du roman plutôt qu'à sa prose toute naturaliste. Pour moi, un roman anticlérical est toujours une bonne idée de roman à défaut d'être un bon livre. Zola y parvient avec une idée somme toute banale : un prêtre va fauter avec une sauvageonne. Seulement ici les oiseaux ne se cachent pas pour mourir, entends-moi bien, le jeune prêtre est loin de ressembler aux hidalgos en soutane des romans Harlequin et la sauvageonne n'est pas là pour faire chuter le curé de son autel afin d'aller ensuite tout raconter aux copines, de comment elle a viré sa cuti à un homme d'église. C'est long 500 pages ! Patiemment Zola tend sa toile. Lentement les deux amants recréent la Genèse dans un Paradou mythique. Et puis c'est le drame, la fin tombe comme un couperet grandiose. Tout comme dans la musique que j'aime finalement, lente lourde et puissante, pour mieux se faire délivrance et puis qui t'abandonne brusquement, un peu conne et toute pantelante.
Reprenons les choses depuis le début. L'Eden Adam et Eve, le serpent, la pomme, l'arbre de la connaissance, tout ça. T'avais quand même pigé que c'était des métaphores ? Que les auteurs de l'Ancien Testament ne pouvaient pas vraiment faire dans le porno ? Au cas où, Zola va t'apprendre la vie. Par où commencer ? "C'était, au fond de cette ceinture désolée de collines, un peuple à part, une race née du sol, une humanité de trois cents têtes qui recommençait les temps." Et moi qui lisait ça, au fond de ma vallée lozérienne, une édition empruntée à une amie-fille de paysans, c'était trop beau. Mais bien sûr ! Les descendants d'Adam et Eve sont les fruits d'amours incestueuses. Selon la Bible nous sommes bel et bien le produit d'une dégénérescence. Et après ça, tu regardes le journal télévisé et tu comprends pas. Où est-ce que je t'embarque là ? Zola il a bien pigé que tout ça était ridicule, mais comme tout n'est pas aussi simple, son histoire l'est également. Mais revenons à l'essentiel, à ce rapport sexuel qui se fait attendre. "Au fond des bois, les rossignols jetaient des rires perlés de volupté, les cerfs bramaient, ivres d'une telle concupiscence, qu'ils expiraient de lassitude à côté des femelles presque éventrées". J'ai poursuivi ma lecture la main dans ma culotte. La faute de l'abbé Mouret est un livre qui n'en finit pas d'être lyrique : amours prohibées, mortifications religieuses, nature luxuriante lascive vivante à la Stalker. Reste plus qu'à sucer la substantifique moelle de l'os qu'on te porte bien profond dans la bouche. Tu caches bien ton jeu mon salopiaud ! Je comprends mieux pourquoi on lui préfère Germinal ou L'Assommoir dans les collèges.
Zola a forcé sur la résine et les aiguilles de pin. Juste avant d'y aller franco sur l'écorce de chêne moulue.P(ons).S(ylvette) : N'attends pas qu'on se retrouve pour de bon au cimetière de Mende pour me donner de tes nouvelles par vers de terre interposés. Viens récupérer ton livre, on parlera.
mercredi 16 septembre 2009
literatura
LA DANSE DES OBÈSES [2008]De : Sophie Audouin-Mamikonian [France]
Mon édition : Robert Laffont (première édition).
Roman de 313 pages.
De la reconversion impossible des auteurs pour enfants.
lundi 7 septembre 2009
literatura
LE JOURNAL DEBRIDGET JONES [1996]
De : Helen Fielding [Angleterre]
Mon édition : J'ai lu (comédie) n° 5418
Roman de 351 pages.
La chick lit, non ; la chienlit, oui.
dimanche 9 août 2009
music
[Belgique, 2009]
Si vous répondez à cette dernière question vous remportez la partie. Attention, top, pour 500 points, quel album sorti en 2009 est resté au top du box-office pendant trente-trois semaines consécutives ? Non, vous ne voyez pas ? Vous n’étiez pas encore née ? Allons allons : un duo belge et fier de l’être. Capable de rendre un slogan de pub sexy et de nous faire apprécier des rimes pauvres et un timbre de voix qui s’étouffe ? Non ? Si je vous dit Nuit blanche, Je dis merde à l’amour et Lemon incest vous pensez à à… Vive la fête, oui ! Alors, quel album de Vive la fête est resté à la première place du box-office, en 2009, pour 500 points ? Un album supachups’n’pop, souvenez-vous. De l’electro qui nous parlait en rock’n’roll. Des douze tubes from techno qui ne nous laissaient aucun répit. New wave was back in zero nine : ça vous dit quelque chose ? Plus qu’une minute pour me donner votre réponse. Une pochette electroclash où la blonde cédait sa prétention au titre de l’album et qui rendait ses testicules au chanteur ? Enfin, voyons, allez, un album qui continuait à se moquer des sentiments de théâtre, des dépressions de boulevard, des amours immatures et des verdicts de psychiatres ? Vous l’avez sur le bout de la langue et sur le fond de la glotte, mais plus que dix secondes pour répondre cher candidat ! Un album qui a absout tous ceux qui avaient honte d’avoir aimé Indochine et les disques naïfs et candides des 80’s… Attention, plus que cinq, quatre, trois, deux, un, DISQUE D’OR ouiiiiiiii ! Disque d’or sur le gong. Bravo : vous remportez l’aéronef cinq portes, le robot mille huit cent quinze fonctions et le voyage sur la lune pour deux personnes !
Quant à vous : merci de nous avoir encore suivi, bon dimanche et rendez-vous la semaine prochaine. * Clin d’œil américain *
samedi 1 août 2009
japanimation
AMER BETON [2006]titre japonais : TEKKONKINKREET
studio : 4°C
de : Michael Arias [États-Unis]
Film d'1H45.
Un petit bijou d'animation. Dans la même veine que Kemonozume et Akira. Rien que ça.
lundi 20 juillet 2009
gribouillages


dimanche 19 juillet 2009
literatura
Autant vous dire que je n'éprouve aucun regret à lui en voler un de temps en temps, ce qui explique la présence de livres France Loisirs dans ma propre bibliothèque. Les chiens ne font pas des chats après tout. Il se trouve qu'après avoir lu Plateforme, je n'aurais pas pu rêver d'une meilleure édition pour ce roman de Houellebecq. Un romancier que j'étais sûre de détester de par sa médiatisation, de par sa gueule ainsi que par la liste de ses amis et ennemis tous aussi pathétiques les uns que les autres; un homme lynché en direct par sa propre mère [auteure de L'innocente, autobiographie] et moi qui était là, toute chaude depuis ma chronique de Marc Lévy, prête à en découdre à qui mieux-mieux avec du romancier-publicitaire français. C'était trop beau... pour être vrai. Michel, que vais-je bien pouvoir faire de toi ? Plateforme qu'on m'avait présenté comme un roman pornographique de seconde zone s'avère être un récit dystopique plutôt bon. On y trouve tous ses chevaux de bataille : critique du monde moderne, de la mondialisation qui nous individualise de plus en plus, de la misère affective, de l'Islam, des français Bidochons, etc. Un gros "Je t'emmerde petit pédé" dopé à la scènette porno. Je me sens triste et tièdement occidentale après avoir lu Plateforme. Et convaincue que j'aurais été la première à le défendre contre tous les chefs d'accusation qui pèsent sur lui depuis. Houellebecq serait raciste, islamophobe et défendrait la prostitution à travers le tourisme sexuel. Oui et non, ceux qui pensent ça de lui n'ont pas dû y piger grand chose en fait. Michel, je ne t'aime pas, mais je comprends les opinions que tu exposes dans Plateforme. Allez, fais pas la tête, c'est déjà pas mal... t'as fais mieux que Marc !
Le Michel il en a marre de la France. Tous ces risques qu'il faut prendre pour trouver de la drogue coupée et des putes périmées. Vive les séjours Tropic Thaï du Club Med !
série tévé
ROME[2005 à 2007]
Créé par : John Milius, William J. MacDonald et Bruno Heller
A vrai dire, forte de mes sept années de latin, je m'attendais au pire... Mais en découvrant leur casting quasi-parfait mes craintes furent rapidement balayées; leur scénario se défend bien tout en se gardant de tomber dans les clichés que l'on associé généralement à la vie de César et de ses acolytes. Rien n'est oublié : on passe des intrigues de Cour à la vie plébéienne avec une facilité presque déconcertante grâce à un subterfuge bien connu du cinéma américain, raconter une histoire en marge de l'Histoire. Rome donne ainsi la vedette à deux centurions de César cités dans la Guerre des Gaules, Titus et Lucius. Leur rivalité, leur amitié et leurs amours nous tiennent tout autant en haleine que les faits d'arme et de corruption du Sénat romain. C'est bien simple, je les regrette déjà depuis que j'ai terminé cette série-péplum. Dès lors, un petit vent polythéiste souffle sur mes humeurs estivales. Par Hadès, qu'on m'apporte un glaive ! Caliente.
jeudi 2 juillet 2009
literatura
SEPT JOURS POUR UNE ÉTERNITÉ... [2002]De : Marc Lévy [France]
Publié par les éditions Pocket - livre de poche n°12034
Roman de 313 pages.
Il est tellement facile de détester un roman de Marc Lévy... Jusqu'à l'auteur lui-même, issu d'un milieu aisé, qui après avoir échoué dans la création d'entreprise en Amérique et ceci à plusieurs reprises a décidé d'arrêter de courir après les prix décernés par les Chambres de Commerce pour devenir écrivain - finalement ça revient au même [Prix Goya du premier roman + prix Lucien Barrière = mazette!] et puis les nanas se déshabillent plus vite, comme amoureuses. J'irai encore plus loin : depuis Marc Lévy je comprends mieux pourquoi certains auteurs utilisent des pseudonymes pour publier.
Il n'y a strictement rien à sauver dans ce roman, si ce n'est une simple idée de départ, comme nous en avons tous quand le regret de ne pas écrire ou de ne pas être lu vient nous étreindre quelque membre, tel un rhumatisme. Une idée ma foi fort mal développée. Soutenue par une écriture pauvre, digressive mais digressive dans le sens où ça ne mène à nulle part. Et en refermant son livre on ne se sent pas plus enrichi qu'au début, au contraire, certains pans de notre imagination déjà fragile parce qu'adulte nous sont désormais interdits à tout jamais.
"Oui mais Marc Lévy ça vide la tête et j'ai pensé que ça te ferait du bien en ce moment". Non Charlotte, ça ne m'a pas fait du bien. Si je voulais me vider la tête je serai allé sur la plage me dorer la couenne, sans emporter de roman de Marc Lévy. Visiblement j'ai préféré lire ce cadeau à retardement plutôt que de sourire à la mer comme si j'avais trouvé ma place en ce bas monde. Car il y a plus de choses dans un château de sable et des coquillages érodés que dans tout un roman de Monsieur Lévy. Atchoum.
Je n'ai pas pu résister à une petite parodie "pardon mais c'est trop bon" : Marc se dirigea vers le lavabo de sa salle de bains. -"Houla-j'ai-une-sale-gueule-moi-ce-matin." Alors qu'il faisait mousser la dose de gel Mennen qu'il avait préalablement fait gicler dans sa main, une pensée lui traversa l'esprit : -"Et si j'écrivais un roman sur un envoyé de Dieu et un envoyé du Diable qui s'affronteraient pour régner sur le monde et qui finalement tomberaient amoureux, le Bien triomphant du Mal ?". Marc sourit en se tartinant de la mousse Giclette sur le visage. Cette journée s'annonçait bien mieux que prévu... -"En plus j'avais rien de prévu cette semaine".
